Quand l’étrange émerveille
Au matin du 21 janvier 2026, au centre LUMEN à l’Université Paris-Saclay, le soleil éclaire les expériences et les jeux déployés pour la journée. Il se joint aux déambulations des élèves de terminales des lycées voisins et à celles des curieux·ses se frayant un chemin entre les tables. Celles-ci débordent de chaque côté, entre les dispositifs plus ou moins imposants, les ordinateurs qui les dirigent, les schémas qui les expliquent.
Au total, sept stands sont remplis d’expériences en tout genre à tester et quatre espaces sont assaillis par différents jeux de société. Derrière chaque emplacement, les doctorant·es, chercheur·es, post-doctorant·es s’activent, discutent, expliquent, schématisent ce qui se passe devant le public.
Au bout de la pièce, des aimants sont en lévitation grâce à un matériau supraconducteur et à de l’azote liquide, de l’autre côté, quelqu’un tente d’aligner des miroirs à l’aide d’une manette de switch. Dans l’auditorium en face, on essaye de comprendre pourquoi le chat du Cheshire disparait progressivement, ne laissant derrière lui que son sourire. Au niveau des gradins, les vidéos tournent les unes après les autres, alternant entre les concepts scientifiques et les images de laboratoires de recherche.
L’engouement se propage, à midi, tout le monde part discuter avec les autres exposants pour comprendre, faire connaissance, mais surtout pour parler physique quantique. La suite de la journée est plus calme mais pas moins enrichissante. Les explications reprennent de bon cœur et les retours sont positifs.
Finalement, le soleil se retire lentement, laissant place à un calme reposant. En un rien de temps toutes les tables sont débarrassées, les affiches décrochées des murs et les sacs fermés. Comme si rien ne s’était jamais passé, les photos étant les seules témoins de la lumière partagée ce jour-là.