Mercredi 21 janvier 2026, les structures de la recherche en sciences et technologies quantiques organisaient une journée de médiation dédiée à ces disciplines. Retours sur les grands moments de la journée et les joies du partage des connaissances scientifiques.
La quantique : c’est pour tout le monde
En début d’année 2025, l’UNESCO déclare l’Année Internationale des Sciences et des Technologies Quantiques, ouverte. C’est l’effervescence dans les milieux académiques opérant sur le territoire de la Région Île-de-France : Que faire ? Comment mettre à l’honneur la physique quantique ? Par quels moyens profiter de cette année spéciale ?
À l’initiative du QICS, du DIM QuanTiP, de Quantum Saclay, de PCQT et de la SFP avec l’aide d’Atouts Sciences, les réunions s’enchaînent et s’organisent autour d’un seul objectif : transmettre des connaissances sur la physique quantique au plus grand nombre. La Fête de la science, les actions dans les lycées et collèges, les conférences grand public, les visites de laboratoires, tout continue ! Par ailleurs, cette année, c’est surtout l’occasion de co-créer un événement unique, inédit, tous ensemble. C’est de cette volonté de rassembler et d’unir les forces que nait le projet « Lumière sur la quantique » piloté par le DIM QuanTiP.
Dans l’objectif de clore l’Année Internationale des Sciences et des Technologies Quantiques sur une note positive, les structures s’organisent pour mettre en place une journée de médiation entièrement dédiée aux sciences quantiques.
Une initiative fédératrice
La recherche académique en physique quantique prolifère sur le territoire francilien. La France est un pays incontournable dans le développement des technologies quantiques et dans la qualité des recherches du domaine, avec pas moins de deux prix Nobel en cinq ans, des dizaines de start-up compétitrices, de nombreux laboratoires et une volonté étatique de soutenir ces projets.
À la journée « Lumière sur la quantique » l’enjeu de représenter la complexité du monde académique est omniprésent. C’est une opportunité exceptionnelle pour mettre en avant les recherches de l’entièreté de la région, avec la présence de laboratoires de Cergy, de Villetaneuse, de Paris centre, de Paris-Saclay, mais aussi avec l’intervention d’écoles, telles que Polytechnique.
Rassembler pour comprendre l’écosystème derrière le mystérieux mot « quantique », unir pour développer un discours simple et accessible, partager pour briser les barrières et éclaircir ces notions parfois si contre-intuitives. Les enjeux multidimensionnels de « Lumière sur la quantique » constituent un premier pont entre le milieu académique et le grand public.
Quand l’étrange émerveille
Au matin du 21 janvier 2026, au centre LUMEN à l’Université Paris-Saclay, le soleil éclaire les expériences et les jeux déployés pour la journée. Il se joint aux déambulations des élèves de terminales des lycées voisins et à celles des curieux·ses se frayant un chemin entre les tables. Celles-ci débordent de chaque côté, entre les dispositifs plus ou moins imposants, les ordinateurs qui les dirigent, les schémas qui les expliquent.
Au total, sept stands sont remplis d’expériences en tout genre à tester et quatre espaces sont assaillis par différents jeux de société. Derrière chaque emplacement, les doctorant·es, chercheur·es, post-doctorant·es s’activent, discutent, expliquent, schématisent ce qui se passe devant le public.
Au bout de la pièce, des aimants sont en lévitation grâce à un matériau supraconducteur et à de l’azote liquide, de l’autre côté, quelqu’un tente d’aligner des miroirs à l’aide d’une manette de switch. Dans l’auditorium en face, on essaye de comprendre pourquoi le chat du Cheshire disparait progressivement, ne laissant derrière lui que son sourire. Au niveau des gradins, les vidéos tournent les unes après les autres, alternant entre les concepts scientifiques et les images de laboratoires de recherche.
L’engouement se propage, à midi, tout le monde part discuter avec les autres exposants pour comprendre, faire connaissance, mais surtout pour parler physique quantique. La suite de la journée est plus calme mais pas moins enrichissante. Les explications reprennent de bon cœur et les retours sont positifs.
Finalement, le soleil se retire lentement, laissant place à un calme reposant. En un rien de temps toutes les tables sont débarrassées, les affiches décrochées des murs et les sacs fermés. Comme si rien ne s’était jamais passé, les photos étant les seules témoins de la lumière partagée ce jour-là.










